EVITER D’ACHETER UN ANIMAL PORTEUR DE BESNOITIOSE

Maladie parasitaire transmise par les taons et des mouches piqueuses, la Besnoitiose est en pleine expansion en France. Pour les spécialistes de cette maladie, il est grand temps de la prendre au sérieux ! Les GDS du Grand Est ont décidé de tout faire pour limiter l’introduction de cette maladie dans notre région.

DESCRIPTIF DE LA MALADIE

Historiquement, il s’agissait d’une maladie présente de façon endémique dans le Sud-Ouest (Ariège) et la région PACA. Seulement depuis près de 5 ans, cette maladie est en pleine expansion via le Nord. Dans les Vosges, un cas clinique a été détecté en automne 2016. Aujourd’hui, le foyer est géré et maitrisé grâce à une bonne collaboration entre les éleveurs les vétérinaires et le GDS. Mais ce n’était pas anodin : 25 élevages contrôlés, 2 élevages touchés, près de 70 bovins abattus ! Et ça aurait pu être bien pire !

3 autres cas ont été découverts dans le Grand Est !

Signes cliniques

La Besnoitiose est une maladie parasitaire causée par le parasite Besnoitia (famille des coccidies), qui vit dans les parois des vaisseaux sanguins et s’enkyste. L’évolution de la maladie peut prendre des mois. Et quand un animal est porteur, il ne fait pas systématiquement la maladie : seulement entre 2 à 10% de porteurs sont malades et peuvent en mourir.

La maladie évolue en trois phases :

  • Phase Fébrile : 6 à 10 jours après la contamination : fièvre, écoulements nasaux et oculaires, essoufflement de l’animal. Durant cette 1ère phase, le dosage d’anticorps par prise de sang ne sert à rien : résultat négatif alors que l’animal vient d’être contaminé.
  • Phase des Œdèmes : elle peut durer jusqu’à un mois, et se caractérise par des œdèmes sous-cutanés chauds et douloureux, répartis sur la tête, les extrémités des membres, la mamelle… Durant aussi cette seconde phase, le contrôle d’anticorps par prise de sang ne sert à rien (pareil qu’en 1ère phase).
  • Phase finale de Sclérodermie : elle engendre la mort dans environ 30% des cas, par épuisement de l’animal. On observe des plaques de nécrose, plissées et cartonnées, qui remplacent les œdèmes. Des conjonctivites apparaissent, les bovins ont tendance à fuir la lumière. A la fin de cette phase, le contrôle d’anticorps par prise de sang est seulement réalisable (environ 6 semaines après la contamination) et fiable.

Contamination et virulence

Cette maladie parasitaire se transmet souvent par des vecteurs, surtout les insectes piqueurs et en particulier par piqûres de taons mais la transmission est également possible par injection si le matériel (lors de vaccination prophylactique) n’est pas à usage unique.Les tests évoluent vite mais la maladie progresse vite aussi, principalement à cause d’achat d’animaux porteurs  de cette maladie sans que cela se vois ! Les animaux porteurs de cette maladie peuvent circuler librement puisque ce n’est pas une maladie réglementée. Heureusement, dans les élevages où un animal porteur est introduit, elle n’évolue pas très vite (10-20 % d’animaux positifs la 1ère année, 20-40% la 2ème année etc…) et dépend des pratiques des éleveurs.

Reconnaître la maladie avant qu’il ne soit trop tard

En dehors d’un diagnostic précoce ou de signes cliniques visibles, la seule solution est l’abattage des animaux infectés. Lorsqu’ils sont en bon état, les animaux porteurs de Besnoitiose peuvent être abattus, la viande est consommable (sauf contamination massive de la carcasse par les kystes).

LA LUTTE CONTRE LA BESNOITIOSE

Pour éviter d’arriver à des situations extrêmes d’abattage des animaux positifs, des solutions de protections existent et sont moins coûteuses et surtout moins traumatisantes pour les éleveurs. En effet, une simple prise de sang contrôle lors d’achat d’animaux venant des départements à risques, situés plutôt au sud de la Loire,  suffit à détecter un animal positif infecté depuis plus de 6 à 8 semaines.

Attention, c’est une maladie vicieuse qui ne s’exprimera chez vous que dans 6 à 18 mois, et bien souvent, il sera très tard pour agir sans être obligé d’abattre l’ensemble des bovins positifs !

En dehors de l’achat d’animaux en région Grand Est où le risque semble faible (pour l’instant), il est recommandé de faire une simple prise de sang à l’achat en vue de rechercher les anticorps de la Besnoitiose.  En cas de doute, prenez conseils auprès de votre vétérinaire et de votre GDS.                                                                             

A moins de 10€ l’analyse à l’introduction Besnoitiose, cela vaut il le « coût » de prendre le risque d’acheter un animal porteur? Protégez-vous et protégez votre département.

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