PESTE PORCINE AFRICAINE – MESURES DE BIOSECURITE OBLIGATOIRES

 

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Cinq cas de Peste Porcine Africaine en Belgique, près de la frontière avec la France,  au mardi 18 septembre 2018

 Signalée depuis plusieurs années en Europe de l’Est, la progression de cette maladie était suivie de près, avec des cas en Pologne, République Tchèque et Roumanie.

C’est aujourd’hui en Belgique, à 10 km de la frontière française que des sangliers ont été détectées porteurs de ce virus.

La PPA peut se transmettre à moyenne et longue distance (de plusieurs centaines à plusieurs milliers de kilomètres) en particulier via des aliments à base de porcs ou de sangliers infectés.

Deux premiers cas de peste porcine africaine (PPA) ont été diagnostiqués, le 13 septembre dernier, pour la première fois, chez des sangliers sauvages en Belgique, dans la région d’Etalle, à dix kilomètres de la frontière avec la France.

Trois autres cas ont été confirmés depuis ce mardi 18 septembre 2018.

La maladie était jusqu’ici présente en Europe de l’Est aux portes de l’Allemagne. Son arrivée en Belgique est une surprise. L’alerte est maximale compte tenu des risques de contagion pour les élevages de porcs domestiques.

La PPA, qui ne touche que les suidés (porcs et sangliers), entraîne de fortes mortalités en cas d’élevage contaminé. Les principales raisons de sa propagation en Europe de l’Est sont la surpopulation et les « transhumances ». Il ne semble pas que cela soit le cas pour la découverte en Belgique.

 La maladie

La Peste Porcine Africaine (PPA), est une maladie qui ne présente aucun danger pour l’Homme et qui ne touche que les suidés (porcs et sangliers). Cependant, cette pathologie est redoutée par la filière porcine. En l’absence de traitement ou de vaccin, la mortalité dans les élevages infectés est importante, jusqu’à 80% du cheptel. De plus, la France bénéficie d’un statut indemne qu’il est important de préserver pour continuer à exporter vers certains pays.

Les principaux signes cliniques sont :

  • Hyperthermie (>40°C), appétit diminué,
  • Surconsommation d’eau,
  • Regroupement d’animaux
  • Avortements et forte mortalité sous la mère,
  • Augmentation de la mortalité

 En cas de signes cliniques ou de doute, contacter votre vétérinaire.

La découverte de plusieurs cas de PPA, depuis le 10 septembre, conduit à la mise en place d’une « zone infectée » en Belgique.

En France, une « zone d’observation » est mise en œuvre sur 234 km de frontière et 15 km de large (voir carte) .

Des mesures importantes sont prises dans cette zone pour éviter la propagation de la maladie :

  • L’interdiction de chasse en zone infectée pour éviter la propagation de la maladie par le déplacement du gibier ou des chasseurs
  • La surveillance de la faune sauvage
  • Le confinement des porcs en exploitation de plein-air
  • L’application de mesures de biosécurité des élevages dans la zone d’observation (mesures limitant le risque de contamination des élevages par la faune sauvage, par la circulation des hommes ou du matériel)

Les informations entre la Belgique et la France sont régulièrement échangées et à ce jour, aucun élevage, ni en Belgique, ni en France, n’est touché.

Les Vosges ne sont pas concernées par la mise en place de ces mesures.

Néanmoins, la vigilance est de mise et tous les acteurs (détenteurs, chasseurs, vétérinaires, coopératives,…) sont sensibilisés.

En cas de signes cliniques anormaux, le vétérinaire doit immédiatement être contacté.

Le renforcement des mesures de biosécurité dans les élevages porcins est un minimum, même si pour l’instant, notre département n’est pas concerné par les mesures de prévention. Mieux vaut prévenir que courir après, quand il sera trop tard.

Rappel : De plus, tous les détenteurs de porcs, dès le premier animal, doivent être recensés auprès du service d’élevage de la Chambre d’Agriculture (03 29 29 23 23).

 

 

 

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