La Paratuberculose : Des actions existantes mais non suffisantes surtout en élevages sains !

La paratuberculose est très largement répandue dans les élevages des Vosges, comme en France ou dans le monde. Ces dernières années, elle a réellement pris de l’ampleur en raison des nombreux regroupements d’élevage, sans précautions préalables, mais aussi en raison de certaines pratiques d’élevage.

A court terme, elle ne représente pas forcément un problème financier majeur dans les élevages faiblement touchés. Par contre, en raison de la résistante de la bactérie et surtout des pratiques des éleveurs, à long terme, cette maladie ne fait que s’amplifier et les problèmes financiers apparaissent. Les éleveurs ne s’inquiètent que quand la maladie est trop handicapante financièrement pour eux (2-3 cas cliniques par an). Or, lorsque ces cas apparaissent, la prévalence animale (=le nombre d’animaux touchés) de ces élevages est souvent assez élevée et la gestion de l’assainissement s’avère plus complexe, surtout très coûteuse et parfois impossible.

La paratuberculose est très compliquée à gérer lorsque la prévalence dépasse 10% des animaux adultes. Par contre, moins il y a d’animaux touchés, plus simple (et rapide) est l’assainissement et surtout moins il est coûteux pour l’éleveur : encore faut-il le savoir tôt. Dans les 2 cas, la réussite d’un assainissement est liée à la volonté de l’éleveur et à la mise en place des mesures permettant la limitation de la contamination des jeunes.

 

 

Une étude récente et novatrice, réalisée dans les Vosges entre 2017 et 2019 (résumé sur le site du GDS88) a permis d’améliorer la connaissance sur la contamination des jeunes générations et nous incite à orienter nos actions sur ces nouveautés.

Il est donc important que chaque élevage connaisse sa situation (évaluation du statut) vis-à-vis de la paratuberculose, et sache se protéger surtout lorsque les résultats de l’élevage sont favorables.

Dans les élevages sains, le risque de contamination est lié à l’introduction d’animaux destinés à la reproduction (taureaux, veaux, génisses ou vaches) et potentiellement contaminés. Or, les techniques d’analyses à l’introduction ne permettent pas d’identifier tous les animaux contaminés. Seule une garantie de cheptel vendeur « contrôlé négatif » permettrait de limiter les risques à l’achat. Les techniques d’analyses actuelles permettent d’améliorer la détection d’animaux porteurs et la connaissance du statut d’un élevage.

Dans le cas de résultats défavorables, l’identification des pratiques à risque et la mise en œuvre des modifications adaptées sont indispensables pour limiter son amplification, mais surtout bénéfiques pour la santé globale des animaux et du troupeau.

Dans les Vosges, nous travaillons sur la paratuberculose depuis 1991. Nos connaissances s’améliorent, mais l’action individuelle ne suffit pas pour limiter l’amplification collective de la maladie. Nous devons changer de stratégie.

Venez à la réunion du 14 janvier 2020 vous informer sur la paratuberculose et surtout sur le nouveau projet COLLECTIF en cours : CONNAITRE – PROTEGER – ASSAINIR. Le Professeur Raphaël GUATTEO de l’école vétérinaire de Nantes, se déplace spécifiquement pour vous.  Inscrivez-vous par Email gds88@gds88.com ou par téléphone : 0329682020.

Carine HAAS Conseillère en santé animale au GDS 88.

 

Une vache excrétrice peut contaminer plusieurs veaux par voie orale

 

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