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bvd veau

Ensemble contre la BVD

Après plus d’un an de préparation, le GDS des Vosges met en place un Programme Collectif d’Elimination Précoce des IPI (PCRI).

Plusieurs études démontrent en effet que la BVD coûte en moyenne «11€/1000 litres» aux éleveurs laitiers, soit pour un élevage moyen vosgien plus de 3000 € de revenu par an, et les pertes sont identiques en élevage allaitant.
Face à ce constat, nous sommes obligés de réagir et d’agir !

Après 17 ans de lutte individuelle, les GDS du Grand Est ont fait le constat que seule une lutte collective pouvait avoir un impact positif pour l’avenir sanitaire des troupeaux.
En prenant modèle sur les initiatives suisses et allemandes, le GDS des Vosges a construit un programme collectif d’élimination précoce des IPI, véritable bombe à retardement dans les élevages et cause prioritaire des dégâts cliniques.

Cette nouvelle action est faite pour vous : engagez vous !

Il suffit de vous déclarer au GDS. Ci-joint un exemplaire de la convention, à remplir et à nous retourner.

Pourquoi un programme collectif BVD ?

La BVD est-elle grave pour mon élevage ?

La BVD entraîne de nombreux dégâts autant individuels que collectifs. En effet, la BVD n’est pas présente uniquement dans une exploitation, mais elle circule entre les élevages en raison du voisinage de parc des femelles gestantes dans notre département notamment. C’est la source principale de contamination de la maladie. En moyenne, dans le département 88, un élevage a 6 à 7 voisins de parcs différents. Ce qui impose de gérer la BVD de façon collective, si l’on veut réduire significativement les effets (comme pour la brucellose, le varron, l’IBR, même si c’est légèrement différent).

Dans les élevages atteints, la circulation virale engendre une baisse d’immunité, ce qui crée une sensibilité aux autres maladies. On observe une augmentation du nombre d’animaux malades (diarrhées, problèmes respiratoires..), ainsi qu’une recrudescence des troubles liés à la reproduction (avortements, malformations…). Des animaux IPI (Infectés Permanents Immuno-tolérants) naissent et le nombre de morts s’aggrave. Tout ceci engendre une élévation des problèmes sanitaires et donc des frais vétérinaires.

Oui, mais pourquoi la BVD ne touche pas mon élevage tous les ans ?

Lorsqu’elle touche un élevage, l’infection peut persister durant 2 à 3 ans et parfois plus longtemps. Durant les premières années, la globalité des animaux du cheptel s’immunise naturellement lors du contact permanent avec le virus. Puis au bout de 5 ans en moyenne, si la vaccination n’est pas suivie, le cheptel se renouvelle et de nouveaux séronégatifs apparaissent. La maladie a de fortes chances de ressurgir sur ces animaux non protégés.
Tous les ans, une exploitation a 20% de malchance de se contaminer. C’est principalement en raison du contact entre les animaux des parcs voisins que la maladie réapparaît. La gestion individuelle de la maladie ne sert à rien, car chaque année des anciens plans sont rouverts. Est-ce satisfaisant ?

La vaccination est-elle la seule solution suffisante ?

La protection vaccinale individuelle est nécessaire mais non suffisante. Pour être vraiment pleinement efficace, elle doit être entreprise chez tous les éleveurs à condition d’utiliser un vaccin à protection fœtale dont l’action contre la création d’IPI a été cliniquement prouvée. Dans les Vosges, 80% des IPI issus des primipares sont à l’origine de l’introduction du virus dans les exploitations. Ainsi, le GDS préconise de cibler la vaccination sur ce type d’animal : les génisses gestantes allaitantes et laitières avant leur première IA et ce à chaque nouvelle génisse future gestante.

Quel est le rôle de l’IPI ?

L’IPI (Infecté Permanent Immunotolérant) est un animal issu d’une mère séro négative ayant été contaminée entre le 1er et le 4ème mois de gestation. Le virus a intégré l’organisme du foetus et celui-ci fait partie de lui. Cet animal sera excréteur à vie d’une grande quantité de virus. Il sera un véritable danger pour les animaux environnants. Ainsi l’animal IPI est une bombe à virus qu’il faut éliminer le plus rapidement possible ! Ces animaux sont souvent non perceptibles et peuvent contracter à tout moment la maladie des muqueuses.
Aujourd’hui, les IPI peuvent aller aussi bien en pâture qu’en bâtiment et/ou être vendu indifféremment. On ne peut les déceler que par les analyses de laboratoire. D’où notre action collective pour limiter leur création et leur mouvement (parcs, vente).

Comment s’en sortir ?

Individuellement, cela fait 17 ans que le GDS 88 entreprend des plans individuels. Bien que le résultat individuel soit favorable, le bilan global reste sans effet. En moyenne 10% des plans BVD rechutent chaque année. Cela signifie que la maladie circule entre les élevages. Comme pour les maladies règlementées (IBR, Varron…), la seule solution est l’action collective ! Cette solution, déjà adoptée par certains pays (Suisse, Pays Scandinaves, Autriche, , ..) a déjà fait ses preuves ! De nouveaux pays ont débuté l’éradication comme l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg.

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